"Safer Internet Day 2009", journée mondiale pour un Internet plus sûr !
Afin d’aider les jeunes internautes à gérer les risques de harcèlement en ligne, la Commission européenne a lancé à l’occasion de la journée 2009 une campagne européenne de communication portée par un clip vidéo, sur le harcèlement en ligne. Ce phénomène est en effet l’un des problèmes les plus fréquents, à l’échelle européenne, rencontré par les jeunes sur Internet. Gràce à la coopération du réseau Insafe, qui regroupe tous les noeuds européens de sensibilisation aux usages et risques de l’Internet financés par la Commission européenne dans le cadre du programme Safer Internet Plus, les télévisions de toute l’Europe diffuseront cette vidéo.
Signature du premier accord européen par les sites de socialisation
A l’occasion de la journée 2009, les plus grands opérateurs de réseaux sociaux actifs en Europe ont signé un accord entérinant leur volonté de s’engager pour optimiser les risques liés aux usages sociaux d’Internet par les jeunes. Il s’agit d’Arto, Bebo, Dailymotion, Facebook, Giovani.it, Google/YouTube, Hyves, Microsoft Europe, Myspace, Nasza-klaza.pl, Netlog, One.lt, Skyrock, StudiVZ, Sulake/Habbo Hotel, Yahoo !Europe et Zap.lu.
Les risques identifiés sont les suivants : harcèlement en ligne (le harcèlement d’enfants via des sites internet ou des SMS), sollicitations d’adultes à des fins sexuelles (« grooming ») et comportements à risque tels que la divulgation d’informations personnelles.
Les signataires visent à limiter ces risques en prenant les mesures suivantes :
placer sur leur site un bouton « signaler un abus » accessible et simple d’emploi permettant aux utilisateurs de signaler en un seul clic toute conduite et tout contact inappropriés d’un tiers ;
veiller à ce que les profils et les listes de contacts d’utilisateurs de sites qui se sont déclarés comme mineurs soient « privés » par défaut.
il sera ainsi plus difficile pour les personnes malintentionnées de contacter ces jeunes internautes ;
s’assurer que les profils privés des utilisateurs mineurs ne soient pas accessibles (ni directement à partir du site, ni via les moteurs de recherche) ;
garantir que les options de vie privée sont bien visibles et accessibles à tout moment, afin que les utilisateurs puissent facilement déterminer si ce qu’ils diffusent en ligne peut être vu par le monde entier ou par leurs amis seulement ;
empêcher les enfants trop jeunes d’utiliser leurs services : si un site de socialisation a pour cible les adolescents de 14 ans et plus, il doit être difficile pour un enfant plus jeune de s’y enregistrer.
L’accord conclu le 10 février 2009 est le résultat des débats qui ont eu lieu au sein de la Social Networking Task Force établie par la Commission en avril 2008. Ce groupe a réuni des sites de socialisation, des ONG et des chercheurs.
Pour plus d’information sur ce programme contacter le point de contact national, patrick.schouller@finances.gouv.fr.